Un coup, une blessure, baisse la tête, releve la tete, résiste, réveille toi, oublie tout, refuse to loose, refuse to calm down, change le monde toi d'abord, ignore, releve le tête, respire un bon coup, ferme les yeux, résiste, se battre, débattre, lutter, accroche toi, lache prise, ignore, vie ta vie et ses blessures, vie tes peines et tes joies, oublie le monde, oublie le reste, accroche toi aux rêves, ambitions, conception, moquerie, garde la tête haute et ton coeur solide, rêvasse (paris un jour, paris un jour, paris là-bas, paris tes bras, paris, paris, paris...) enchaîne toi, lache prise, respire, respire, respire, pleure ta peine, pleure tes joies, pleure un bon coup et tourne la page, table rase, respire, respire, souris et leve la tete, souris, respire, vie ta vie...
4 mois et le Sénégal. 4 mois et la découverte d'un moi qui existe à la fois ici et là-bas, un moi qui est la mais qui ne s'exprime pas encore, 4 mois et le temps de se revoir, se reconfigurer... reformatage complet de 16 ans d'accumulation de données empilées selon un mode plus ou moins pensé
De retour d'un premier pas concret vers le Sénégal, d'une première formation, je n'ai qu'un commentaire; vive notre groupe. Vive les gens. Tous différents. Mais si semblables au fond. Si humain. Avec ce même désir d'aller vers l'autre. J'ai été surprise. Et je suis heureuse d'avoir découvert 24 autres personnes que je ne connaissais pas, au fond.
"ce qui se dit à mer et monde reste à mer et monde"
On va vivre de quoi, tous différement, mais tous en y trouvant cet aspect de groupe là, si important, si primmordial...
4 mois, 4 mois, 4 mois, le Sénégal, 180° dans la vie humaine, autre temps, au lieu, autre moeurs, autres coutumes, autres moyens, mais le meme moi qui pars à la recherche de soi.
Prise entre l'envie de m'accrocher et de lacher prise.
Je ne suis pas une merde
Je ne suis pas ce que l'on s'attend
Ce que je suis se construit chaque jour
Bien loin du reste du monde
Bien ancrée dans le théatre de la cruauté (mode de vie à adopter), dans la poésie délirée, dans la musique des inconnus, dans les mots des plus surprenants, avec ces rêves de gamine, et ces ambitions de grande fille, entre un coeur romantique et un coeur de solitaire, dans un paradoxe impossible qui pourtant se réalise...
en plein tripe de vivre ce qu'elle souhaitait vivre. J'ai l'impression de m'engager sur une route dont j'avais rêvée. Ou que je rêve, à chaque instant.
accrochée aux mots
je refuse de sombrer dans le mutisme
J'ai besoin de gueuler que je vie
Quitte à être emmerdante
Je vis et j'aime la vie. Je suis satisfaite de ma vie. C'est surprenant, non?




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