Enfin l'été

Enfin l'été

pour de vrai
ce sentiment que plus rien n'a d'importance, que tout est doux, délicat, sans importance, léger...

So I'm running, I'm running to you....

Pas moins seule mais beaucoup plus heureuse
j'ai l'impression que je pourrais partir et ne pas revenir et je ne serais pas triste
un peu, peut-être

mais je n'ai plus de chaînes

je n'ai plus de peur
plus d'angoisse
je passerais des nuits blanches à écrire
et ce ne serait pas en larme ou en rage
ce serait en folie et en jeunesse


y'a un grand grand chemin devant moi, là où je rêvais d'aller, et je commence à y faire quelque pas. Et je tripe. J'fais souvent des trucs cons que je suis fière d'assumer, des erreurs que je n'ai pas peur d'accepter, des gestes posées avec maladresse mais sans malice dont je n'ai pas honte.

Le poids est beaucoup moins grand. Et mon bonheur est une grosse balloune qui recommence à se gonfler, apres qu'on l'ait peté, une fois, plusieurs fois... ca revient, c'Est tout. Et je le reconstruit. Et je le revie. Et il n'y a rien pour m'arrêter. Et même si y'a un coup dur, que je tombe bas, je sais que ca va revenir.

Vive les discussions près du feux, les mots sincères, les gestes innocents, les actes lourds de conséquences que pourtant on arrive à rendre anodin, Vive la petite bière bien accompagnée de gens qu'on aime, vive les sourires, les larmes émues, les rassemblements, les veillées jusqu'à l'aube, ou plus tôt, les réveils à l'aube, l'air frais à ce moment là, les projets ici et là, les rêves, les idioties, les stupidités, vive le bon temps...


Enfin l'été

pour de vrai.

# Posté le dimanche 26 juillet 2009 14:14

Hell is 'round the corner...

I stand firm for our soil
Lick a rock on foil
Say reduce me, seduce me,
Dress me up as Tootsie
Hell is round the corner where I shelter.
Ism's and schisms, we're living helter skelter

If you believe and deceive common sense says shouldn't receive
Let me take you down the corridors of my life.

And when you walk, do you walk to your preference?
No need to answer till I take furthur evidence....

[Black out. Un soleil dans le noir. 1 silhouette dans la lumière. 2 voix. Une question]

-But you have friends

(A long silence.)


You have a lot of friends.
What do you offer your friends to make them so supportive?

(a long silence.)


What do you offer your friends to make them so supportive?

(a long silence.)


What do you offer?

(silence.)


[Et dans le silence, personne ne répond. La question posée au public ou à la psychosée doit rester sans réponse. Elle est née pour un silence.]


4.48 psychosis, Sarah Kane
& Notes personnelles

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# Posté le samedi 04 juillet 2009 14:01

il y a des fois.... (délire poétique)

il y a des fois où j'en ai ma claque.
Osti de Connard Prétentieux
Il y a des fois où je me dis que la connerie humaine n'a pas de fond
(c'est p't'ête pas faux)

Il y a des fois où, franchement, j'ai l'impression qu'on me colle des étiquettes assez étranges

mais là, ça bat des records, j'vous le dis.

J'ai du mal à haïr viscéralement une personne. J'peux en vouloir à quelqu'un. Rarement longtemps. La vie est trop courte, j'crois.

Mais sincèrement, souvent j'suis juste découragée devoir comment même vieux des gens peuvent se comporter comme des enfants.

Qu'importe.

La poésie est un tango.

Un tango entre les mots et l'émotions, une passion, des rejets et des alliances, de l'amour et de la haine...

la poésie est une fiction

rarement, elle est réelle.

La poésie est sans nom, sans visage, sans personnalité.

Elle n'a qu'un auteur, des mots et un style.

le rythme? Je le vois comme nouveau, adapté aux mots qu'il porte.

Sur scène, je suis une autre. Et cette autre s'amuse d'être interprétée de façon biaisée et fausse.

Mais moi je la ris un peu moins...



j'ai vomis ces vers en songeant à toi.


Un toi au pluriel qui ne veut dire personne.


Le poète ne survit pas à l'indifférence
le texte survivra au poète
mais le poète mourra sous le poids de ses propres mots

# Posté le jeudi 18 juin 2009 15:33

Délire...

Tu veux écrire. Écris. Comme si ta vie en dépendait.

I trusted you, I loved you, and it's not losing you that hurts me, but your bare-faced fucking falsehoods



Écrire : la belle affaire! Mais fais attention aux choses que tu écris car elles t'arriveront. L'écriture est un cancer qui nous amène au pays des morts en maudissant les vivants. Les souvenirs sont toujours écrits au présent.

Your truth, your lies, not mine.


Nothing can extinguish my anger.

And nothing can restore my faith.

This is not a world in which I wish to live.

Conseils à un jeune poète, Jean Paul Daoust

4.48 Psychosis, Sarah Kane

À coup d'hypocrisie
à coup de couteau dans le dos
à l'arsenal complet
aux gestes précisément consciement paraissant inconscients
à la vie
à la mort
aux mots
aux poèmes
à cette belle saloperie qu'est l'écriture
qu'est la vie

à coup d'assassinat
à coup de pendaison en silence
et de mort lente (par les mots, ils sont toujours plus cruels)

j'ai seulement envi de partir, maintenant
besoin d'un voyage
besoin de partir, au plus loin, au plus vite

emenez moi là, là où les poètes sont heureux et le monde moins malheureux
loin des mensonges, plus près de la vérité
mais pas trop, parce qu'elle-même est traître

plus envi de rien
plus envi de neutralité
l'indifférence me tue
et mes écrits m'assassinent

Ça chante un peu pour moi
même si ça ne chante que pour Sarah Kane
au fond du gouffre
on est tous les mêmes.

# Posté le mercredi 17 juin 2009 08:24

Nouveau chapitre

Ma vie est une bipolarité involontaire.

Vrai. Faux. On s'en fout. l'image est jolie.

Gr
os bonheur. Grand malheur. Victoire enivrante. Coup de gueule.

et
aux dernières nouvelles, soit après une party mémorable (en fait, ça mériterais un long long texte pour décrire comment j'ai tripé...), c'était l'envie de faire table rase.

ma vie ces temps ci ressemble à un roman. Un peu mauvais. Vous savez, le genre où on peut prévoir la suite des choses, pas exactement, mais au moins dans les grandes lignes?

No
n, j'ai pas coucavec mon patron pour perdre ma job puis devenir mystérieusement millionaire.solée, j'ai pas encore de fortune à partager (j'vous appelerai ce jour là... promis.... )

Ma
is j'ai mangé un coup de gueule. Fermé les yeux. Un moment. Le temps d'un soupir. Et voilà, on fait table rase. Tabula rasa? je me souviens pas de la belle expression...

o
n commence un nouveau chapitre. Digne des plus beaux romans. De l'imprévisibles. Du nouveau. Une montée vers le sublime.

O
n coup des liens avec le passé, le chapitre précédant (qui n'est qu'hier au fond, mais déjà si loin), on s'accroche à nos principes, nos beautés dans la vie, nos p'tits bonheurs, nos amis, notre famille et on recommence. On part de tout au rien et du rien au tout.

E
t on commence un nouveau chapitre.

# Posté le samedi 07 mars 2009 18:22

Modifié le dimanche 08 mars 2009 12:11